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Viva la raza
Ce lot rassemble des textes qui partent de corps racisés pour écrire depuis des situations de violence, de mémoire et de résistance. Les livres ne décrivent pas des identités abstraites : ils s’attachent à ce que produisent concrètement le racisme, l’histoire coloniale et leurs prolongements dans les vies, les langues et les affects.
Aux vies anecdotiques de Karima Ouaghenim est un recueil de poésie qui refuse la mise à l’écart des existences minorisées. Écrit depuis des positions racisées, queer, précaires, le texte fait de la langue un lieu d’affrontement direct avec les normes qui imposent le silence. La poésie y agit comme un choc, un refus de l’effacement, et transforme ce qui est dit “anecdotique” en matière centrale et politique.
La Plaie de l’aube de Sara Mychkine se déploie sur une temporalité resserrée, traversée par des fragments, des récits amputés et une langue en tension. Le recueil s’inscrit dans une résistance à l’ordre colonial, capitaliste et hétéropatriarcal, et cherche à dire ce qui se joue dans un monde au bord de la rupture. Il ne propose pas une sortie, mais une manière de rester debout dans l’effondrement.
Infra/seum de Douce Dibondo est un recueil de poésie qui prend la colère comme point de départ. Le texte travaille la rage produite par les violences raciales et sociales, en tordant la langue et en refusant les formes apaisées ou pédagogiques. La poésie devient un espace où se déposent les tensions, les contradictions et les parts les plus dures de l’expérience, sans chercher à les rendre acceptables.
Des montagnes sous la langue de Samar Chaaban travaille la mémoire de l’exil, de la disparition et de la dépossession. Le texte explore ce que l’histoire coloniale laisse dans les corps et dans les langues, en articulant plusieurs registres d’écriture pour faire surgir ce qui a été effacé ou rendu inaudible. Il s’agit de tenir avec l’absence sans la neutraliser, et de maintenir vivantes des lignées de luttes.
Ce lot rassemble des textes qui partent de corps racisés pour écrire depuis des situations de violence, de mémoire et de résistance. Les livres ne décrivent pas des identités abstraites : ils s’attachent à ce que produisent concrètement le racisme, l’histoire coloniale et leurs prolongements dans les vies, les langues et les affects.
Aux vies anecdotiques de Karima Ouaghenim est un recueil de poésie qui refuse la mise à l’écart des existences minorisées. Écrit depuis des positions racisées, queer, précaires, le texte fait de la langue un lieu d’affrontement direct avec les normes qui imposent le silence. La poésie y agit comme un choc, un refus de l’effacement, et transforme ce qui est dit “anecdotique” en matière centrale et politique.
La Plaie de l’aube de Sara Mychkine se déploie sur une temporalité resserrée, traversée par des fragments, des récits amputés et une langue en tension. Le recueil s’inscrit dans une résistance à l’ordre colonial, capitaliste et hétéropatriarcal, et cherche à dire ce qui se joue dans un monde au bord de la rupture. Il ne propose pas une sortie, mais une manière de rester debout dans l’effondrement.
Infra/seum de Douce Dibondo est un recueil de poésie qui prend la colère comme point de départ. Le texte travaille la rage produite par les violences raciales et sociales, en tordant la langue et en refusant les formes apaisées ou pédagogiques. La poésie devient un espace où se déposent les tensions, les contradictions et les parts les plus dures de l’expérience, sans chercher à les rendre acceptables.
Des montagnes sous la langue de Samar Chaaban travaille la mémoire de l’exil, de la disparition et de la dépossession. Le texte explore ce que l’histoire coloniale laisse dans les corps et dans les langues, en articulant plusieurs registres d’écriture pour faire surgir ce qui a été effacé ou rendu inaudible. Il s’agit de tenir avec l’absence sans la neutraliser, et de maintenir vivantes des lignées de luttes.