De mon plus jeune âge,
J’ai vite compris que la peur n’évite pas le danger mais le confirme et t’anéantis.
J’ai dormi mes premières nuits dans un berceau de larmes et d’effroi.
Rien n’a pu éviter le pire
J’ai grandi femme dans une société malade
Et toutes les peurs de maman n’ont que confirmées la rage grandissante.
C’était pas un piège c’était ma façon d’être heureuse
Tu me baises bien et je tombais amoureuse.
Satan dormait sous mon lit alors je le fuyais.
Les Dents noires, ce sont celles des prolétaires exploité·es par le capitalisme, celleux qu’on méprise, qu’on appelle « les cassos », qui résistent pourtant bruyamment à un libéralisme frénétique. Les Dents noires est aussi une histoire de famille : Solène Celse, dans la droite ligne de Dorothy Allison, fait récit de ces vies négligées avec l’envie de s’emparer de sa propre histoire depuis une position située. Il y a de la colère dans ce texte, colère contre la bourgeoisie à qui profite la pauvreté, contre la violence de classe et contre l’injonction à la rupture familiale, mais il y a aussi beaucoup de tendresse pour celleux qui nous tiennent du bout des doigts et nous font grandir.
Illustration de couverture : Maïc Baxane, Foyer I, pastels à l'huile, 2026. Prise de vue du dessin réalisée par Zoé Forget.
160 pages
13 × 19 cm
ISBN : 978-2-492642-47-0
Parution le 16/10/2026
De mon plus jeune âge,
J’ai vite compris que la peur n’évite pas le danger mais le confirme et t’anéantis.
J’ai dormi mes premières nuits dans un berceau de larmes et d’effroi.
Rien n’a pu éviter le pire
J’ai grandi femme dans une société malade
Et toutes les peurs de maman n’ont que confirmées la rage grandissante.
C’était pas un piège c’était ma façon d’être heureuse
Tu me baises bien et je tombais amoureuse.
Satan dormait sous mon lit alors je le fuyais.
Les Dents noires, ce sont celles des prolétaires exploité·es par le capitalisme, celleux qu’on méprise, qu’on appelle « les cassos », qui résistent pourtant bruyamment à un libéralisme frénétique. Les Dents noires est aussi une histoire de famille : Solène Celse, dans la droite ligne de Dorothy Allison, fait récit de ces vies négligées avec l’envie de s’emparer de sa propre histoire depuis une position située. Il y a de la colère dans ce texte, colère contre la bourgeoisie à qui profite la pauvreté, contre la violence de classe et contre l’injonction à la rupture familiale, mais il y a aussi beaucoup de tendresse pour celleux qui nous tiennent du bout des doigts et nous font grandir.
Illustration de couverture : Maïc Baxane, Foyer I, pastels à l'huile, 2026. Prise de vue du dessin réalisée par Zoé Forget.
160 pages
13 × 19 cm
ISBN : 978-2-492642-47-0
Parution le 16/10/2026