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Kouirité
Ce lot rassemble des textes qui écrivent depuis des expériences kouirs, où le queer ne peut pas être pensé en dehors de la race, de l’exil et des héritages coloniaux. Il ne s’agit pas d’une identité homogène, mais de positions situées, où le corps, la mémoire et la parole sont traversés par des déplacements, des ruptures et des rapports de pouvoir.
Corps étranger sous la peau de Nour Bekkar s’ancre dans une trajectoire entre la France et l’Algérie. Le texte suit une narratrice renvoyée d’un espace à l’autre sans jamais pouvoir s’y inscrire pleinement : langue à apprendre, codes à intégrer, racisme structurel, solitude. L’écriture, fragmentaire, fait apparaître une expérience de la diaspora où l’exil ne produit pas un entre-deux, mais une exclusion répétée, y compris dans les espaces queer.
Plasma de Sellam Barmja se construit à partir d’archives — journaux intimes, conversations, rêves — organisées selon le rythme des ablutions. Le texte travaille un mouvement de purification et de retour à soi, tout en faisant entendre des paroles prises dans des rapports de domination raciale, coloniale et hétéronormative. L’écriture transforme le témoignage en espace politique, où il s’agit de rendre le monde habitable malgré ces contraintes.
Feux de joie de Jamal Ouazzani fait du feu une matière politique. Le recueil traverse la colère et la joie comme deux forces indissociables : l’une brûle face aux violences raciales et sociales, l’autre transforme la lutte en puissance collective. L’écriture assume une langue incandescente, nourrie par des héritages littéraires et militants, où chaque poème agit comme une étincelle tournée vers l’action.
Le Pays sans bureau de poste d’Agha Shahid Ali s’inscrit dans l’histoire du Cachemire et de son effacement politique. Le recueil mobilise la forme du ghazal, héritée des traditions persanes et ourdoues, où l’adresse amoureuse échappe aux cadres hétérosexuels et ouvre un espace poétique de désir queer, traversé par la perte et l’exil. Cette forme permet de faire tenir ensemble amour, disparition et violence d’État, dans une langue où le deuil et le désir partagent les mêmes structures.
Ce lot rassemble des textes qui écrivent depuis des expériences kouirs, où le queer ne peut pas être pensé en dehors de la race, de l’exil et des héritages coloniaux. Il ne s’agit pas d’une identité homogène, mais de positions situées, où le corps, la mémoire et la parole sont traversés par des déplacements, des ruptures et des rapports de pouvoir.
Corps étranger sous la peau de Nour Bekkar s’ancre dans une trajectoire entre la France et l’Algérie. Le texte suit une narratrice renvoyée d’un espace à l’autre sans jamais pouvoir s’y inscrire pleinement : langue à apprendre, codes à intégrer, racisme structurel, solitude. L’écriture, fragmentaire, fait apparaître une expérience de la diaspora où l’exil ne produit pas un entre-deux, mais une exclusion répétée, y compris dans les espaces queer.
Plasma de Sellam Barmja se construit à partir d’archives — journaux intimes, conversations, rêves — organisées selon le rythme des ablutions. Le texte travaille un mouvement de purification et de retour à soi, tout en faisant entendre des paroles prises dans des rapports de domination raciale, coloniale et hétéronormative. L’écriture transforme le témoignage en espace politique, où il s’agit de rendre le monde habitable malgré ces contraintes.
Feux de joie de Jamal Ouazzani fait du feu une matière politique. Le recueil traverse la colère et la joie comme deux forces indissociables : l’une brûle face aux violences raciales et sociales, l’autre transforme la lutte en puissance collective. L’écriture assume une langue incandescente, nourrie par des héritages littéraires et militants, où chaque poème agit comme une étincelle tournée vers l’action.
Le Pays sans bureau de poste d’Agha Shahid Ali s’inscrit dans l’histoire du Cachemire et de son effacement politique. Le recueil mobilise la forme du ghazal, héritée des traditions persanes et ourdoues, où l’adresse amoureuse échappe aux cadres hétérosexuels et ouvre un espace poétique de désir queer, traversé par la perte et l’exil. Cette forme permet de faire tenir ensemble amour, disparition et violence d’État, dans une langue où le deuil et le désir partagent les mêmes structures.